Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 16:59
- Par L'Oeil du pharynx - Publié dans : Musiques/Spectacles


Thierry Meyer est le fondateur de l'association organisatrice de spectacles Boitaclous.
Mise en difficulté en août dernier par l'annulation de l'appel d'offres de la mairie de St Estève pour la programmation de son théâtre, il manque de fermer boutique.
Lorsque le nouveau maire de Perpignan Jean-Marc Pujol, faisant fi du fait qu'il s'était engagé en 2009 sur la liste de Jacqueline Amiel-Donat, lui accorde un appel d'offres...

"On a tenté pendant des mois de calomnier Boitaclous et nuire à ma personne.
La seule différence qu’il existe entre certains acteurs culturels et nous, c’est que eux justifient leurs actions par les dépenses et nous par les recettes." Thierry Meyer.
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 17:11
- Par L'Oeil du pharynx - Publié dans : Littérature
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 02:40
- Par L'Oeil du pharynx - Publié dans : Littérature


Lorsque quelqu’un meurt, il se peut qu’il laisse une trace dans les esprits autres, qu’un monument parce qu’il est lui-même le monument.
Il est le symbole de quelque-chose d’une époque de ce qu’on y a vécu, de ce qu’on y a aimé. Ce que les français appellent « un je ne sais quoi ».
Et lorsqu’elle meurt, ce « je ne sais quoi », cet esprit s’éteint avec lui, mais continue de vivre dans le cœur de ceux qui l’on connu, côtoyé et aimé. Norbert Narach était de cet étoffe là, comme encore un Louis Monich. Et, il en est peu dans le département.
« Verboriculteur » aimait-il à se présenter. Autrement dit cultivateur de mots, et dans deux langues, le catalan et le français.
Comme le disait son ami le chanteur Père Figuère : « il était capable de jouer aussi bien au trouc qu’à la belote ».
Les mots s’il les prisait ce n’est pas parce que les langues sont de jolie artéfacts que l’on peut dispenser entre deux tasses de thé dans les salons, ou encore des rustines que l’on dispose au bout de son doigt pour masquer la forêt de sa vacuité.
Non, il aimait les mots pour ce qu’ils étaient : des clefs.
Pour la compréhension du monde et des gens, bien sûr, mais aussi pour la part de magie que chacun contient, et que combinés entre eux déclenchent des choses, comme le levier et le point d’appui qui soulève l’univers d’Archimède.
Il y rentrait en « correspondance » dans une « forêt de symboles ». Il en connaissait chaque arbre. D’aucun vous diront « chroniques », « pièces de théâtre », « poésies » et même « Iku ». Lui savait les planter, les faire grandir, y faire des greffes ou des boutures qu’il offrait à ceux qui avaient l’oreille fertile.
Comme il est dit dans la « Génése », « au commencement était le verbe. Et le verbe était Dieu… Et le verbe soufflait à la surface des eaux ».
Norbert Narach était ce prêtre agnostique des mots.
Que dire de lui encore, si ce n’est sa générosité, son humanisme envers les autres.
Il a toujours soutenu ceux qui commençaient : parce que pour bien briller il faut savoir faire briller les autres.
Comme témoigne ce jeune auteur-compositeur interprète anglais, Benjamin Gross qui l’avait rencontré au travers de l’hommage à Joan Pau Giné, ami de Norbert :
« Il m’a beaucoup aidé sur la prononciation du catalan. C’est notamment lui qui m’a appris la chanson « Aïoli ». Je me souviens d’un concert à l’hôtel Pams où le « ya Merda a mar » était devenu un « shit in the sea » ou aussi la « al cuc » qui était devenu « the worm ».
Cela lui plaisait que les mots vivent plusieurs vies à travers plusieurs langues.
Norbert était un clown (c’est d’ailleurs la photo qu’il avait mise sur le réseau social internet Facebook).
Un clown littéraire, poète, vagabond, toujours en train de citer Giné, Voltaire, un mélange de tout, farfelu et plein d’amour, qui aimait pousser les artistes de la région. Il était extraordinaire et complètement à part »  
A la différence de pas mal de personnages qui « squattent » la scène locale, le signifié de Norbert était relié à un signifiant.
Il ne se contentait pas de jouer « à la marchande de mots ».
C’est pourquoi par delà ses cendres, nous nous rallierons toujours au panache bleu de son cheval « brouxot » !     

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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 04:50
- Par L'Oeil du pharynx - Publié dans : Littérature - Communauté : ecrivains en herbe


Ce matin, l’écran de mon ordinateur a un petit air d’âtre de cheminée. Charmé par le discret et velouté souffle continu de son expiration ou inspiration (je n’ai jamais vraiment deviné), je me laisse entraîner par cette atmosphère baignante, qui donne à la course des aiguilles ce repos que l’on ne trouve plus guère que dans quelques vallées manquées ariégeoises.
Dehors, c’est un temps de chiottes. Le ciel tire la chasse depuis le lever du jour. Grand gaspillage. Je m’attends, à tout instants, à voir passé dans le ciel, devant l’étrave de ce cumulo-nimbus incontinent, le zodiac trompettiste de Greenpeace qui zigzaguerait et harcellerait ce fauteur d’eaux troubles. Au sol, défileraient les rangs rageurs et écarquillés des parasols estivaux, qui ne veulent pas comprendre que décembre est le mois des  boules de neiges et non des boules de glaces.
 J’entends encore la complainte couineuse du chanteur de gondole, balancée sur les ondes comme une flaque sur une route, quand la soif tragique des petits rongeurs se dissout dans la rainure du dernier pneu Michelin et qu’au-dessus l’autoradio crie qu’il veut du soleil, rien qu’du soleil! Initiative malheureuse en ces temps où le toaster remplace la boule de cristal et les bulletins météo les prédications célestes des ermites de l’an mille.
1990 “le soleil veut notre peau bien bronzée!” . 2010 ”Le soleil veut notre peau!” A peine 20 ans, entre la pamoison septembrienne d’une cuisson à feu doux et l’alerte rouge-effondrée d’une humanité, le thermostat sur la tempe.
Dehors, par ma fenêtre, je vois un massif forestier. Vaste et aux sombres détails. D’énormes rochers, dans d’immobiles explosions, percent la couverture végétale hérissée de siècles. Là s’enchevêtrent les obsédantes chaînes alimentaires qui grattent et enfouissent leurs chairs dans celle de la terre. Mais, de son cœur comprimé, la chair de terre suinte une surface turbide et grasse, pleine d’innombrables armées prêtes à reprendre l’inimaginable festin qui donne à cette forêt l’étrange aspect d’un corps se digérant immuablement. La mort se nourrissant d’excréments pour vivre.
La nature.
C’est sauvage et violent mais c’est surtout inhumain. Posez un humain au milieu de la nature, sans rien d’autre que lui et elle, faites tomber de la pluie, l’humain se construira immédiatement un parapluie en cheveux. Son problème se trouve dans son cerveau et la nature n’en a pas.
Je me propose donc de cheminer, d’arpenter, de sillonner, au sens propre comme au défiguré, ce concept de nature, en allant physiquement et sans cerveau à son contact. J’espérai ainsi, à l’aide de cette méthodologie, trouver le fossé qui sépare l’homme de Mère Nature, et tomber dedans. 


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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 05:08
- Par L'Oeil du pharynx - Publié dans : Littérature


François Darnaudet (né en 1959 à Auch) est un écrivain français de fantastique et de polar dont le célèbre "Poulpe".
Il fait ses débuts en publiant des nouvelles fantastiques dans des anthologies chez Corps 9 (à Troësnes), avant de publier des romans au Fleuve noir avec sa femme Catherine Rabier.
Il retrouve un éditeur en 1997, et enchaîne depuis la publication de romans inspirés des œuvres de Jean Ray, Lovecraft, ou Graham Masterton, mais aussi de la mythologie gauloise ou du mythe de l'Atlantide.
Son dernier roman "Bison ravie et le scorpion rouge" part sur les traces du roman inachevé de Boris Vian.
Pour lui le polar est un livre politique qui ne peut voguer qu'avec les extrêmes.

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