Ça se passe près de chez vous n°4 par Sophie Phéline

Publié le par L'Oeil du pharynx


IT’ S HAPPENING NEAR YOU / TÉ LLOC A PROP DE CASA
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NO FOCUS today, instead of no milk today (comme dans la fameuse chanson d’après la guerre d’Algérie).
Mais dans ma chansonnette de ce jeudi, ce n’est pas cause de pénurie… Ce serait l’inverse : l’embarras du choix.
Ah, la question de choix !
Ça me rappelle lorsque j’accompagnais dans ses dérives un dinosaure aujourd’hui disparu, Richard Baquié. La nuit nous roulions sur la corniche vers l’Estaque, je conduisais, il dessinait, il faisait des projets, nous étions un peu ivres. Nous parlions toute la nuit, sans but et d’un coup, il disait : « Tu dois choisir, tu roules à droite ou à gauche... mais tu choisis. Tu choisis. Les artistes passent leur temps à choisir. »
Cette petite phrase en a fait de bien plus longues imaginez vous depuis le temps !
Alors, ce soir, mais en faisant court, donc sous forme de brèves voici ce que j’ai choisi de partager : la gueule superbement déglingue d’Eddy Mitchell sur les colonnes Morris, le striptease de la Tour Eiffel dans le ciel outrageusement poudré de Paris, un petit matin lorsque je vais me coucher, ce couple enlacé dans les allées du Grand Palais qui tente de tordre le cou à des souvenirs qu’ils voudraient oublier et qui n’attendent pas Christian Boltanski pour surgir au détour de leurs regards échangés, la coïncidence des images entre les façades d’Yves Belorger, les containers d’une écrivaine – photographe, des accumulations de palettes le long de l’autoroute et les tableaux d’Edi Hela dont j’ai déjà parlé, les banalités qui s’échangent les soirs de vernissage et l’indifférence à tout ce cirque dans les ateliers de Marc, de Marlène, de Jacques, de Michaël Woolworth quelques nouvelles d’ici un peu molles et les dernières cabanes qui arrivent : YES ! l’annonce au Palais de Tokyo de la perspective d’un Bel Eté, sexy et aventureux : hayo sur CASANOVAFOREVER, all over the Languedoc-Roussillon, le choix de faire silence sur d’autres choses un petit flash back en quittant Paris hier soir. Le labyrinthe du métro morne et silencieux comme un dimanche soir. Enfiler comme un automate couloirs, escaliers, encore couloirs, dernier escalier, se claquemurer dans son manteau en feignant d’ignorer l’étreinte glacée des mains de la nuit. Hisser un bagage trop lourd jusqu’à ma balé à Paris, enfin ma case ou si vous préférez ma chaumière, ma piaule quoi, ma tôle.
Mais non pas un taudis ! Ni un gourbi, pour qui vous me prenez vous ?
Pas tout à fait comme mon cabanon aux Goudes, un peu dans le genre d’un perchoir ou d’une gloriette. A peine plus grand qu’une logette, certes. Cernée de maisonnettes et de cahutes. Oui, avec niche pour chien…
Un château, un palais ? En quelque sorte.
C’est là, avant dernière rue, à l’angle du boulevard des Pyrénées.
A gauche, puis à droite, porte rouge, digicode 1, digicode 2. Un étage, deux étages, parquet qui craque, trois étages, réamorcer la minuterie. Encore deux étages.
Deux portes sur le palier. A gauche toute. Clefs dans la serrure.
Bienvenus dans ma cabane, les cabanes… the end ce soir, mais à suivre pour ceux qui ont répondu.

ACTU… GO TO THE U.S ! SUS A L’ARMORYSHOW (l’artychienne part dans 3 jours)

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