Le billet de Florence Jou

Publié le par L'Oeil du pharynx


Dans mon dos.
...
Adossée à une ville, que je connais si peu...
Me laissera-t-elle me coller à sa bouche de béton,
épouser sa nouvelle skyline,
me fondre dans ces grues d'acier...

Lumière blanche, en chaleur.
Les bras en croix depuis Saint Charles,
je descends,
je me farde pour la Joliette,
elle est à faire peur ce matin.
Je me retourne.
J'arrête une main,
elle me serre,
tu es bien, là. Là, pour M.

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M. rasée de près,
une épilation définitive,
un meurtre collectif bien orchestré.
Les hommes jaunes se dépêchent d'enterrer les corps,
et de construire de nouveaux sarcophages.

Une tour tutoie le ciel,
et vouvoie la mer,
Les docks managent entre eux,
et parient sur la nouvelle M.

Du Fort à Arenc,
qui la baisera...
Je suis ejectée
Je ne flaire pas...

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Un refrain virtuel,
un placard mensonger, un corps à corps avec l'utopie virtuelle.
Les bancs publics accueillent des amoureux qui ne se touchent plus,
le gazon arrache les chairs,
le pénis bleu encule les mouettes,
les hommes laissent fondre leur lexomil sous la langue
et disparaissent dans des miroirs.

Je cherche la lumière,
pas la peine de se voiler....
Tout est fait.
Izzo remastérisé,
folklore gargarisé,
Noailles nouée,
gâteaux marocains sur escalators urbains...

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Je crève treize fois. Sur la route.

Je bois un pastis avec Biolay.
« Plafond décrépi à l'horizontale,
soleil qui s'enfuit,
à la merci d'une partie de jambe en l'air....
La superbe? »

Je pense à Augé.
« Non-lieu. »

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