Le billet de Florence Jou

Publié le par L'Oeil du pharynx


« Et on aura des lapins, on vivra comme des rentiers... »

C'est du Steinbeck, ça s'invente pas, ça s'entend.
Change your life.

Et sur sa parcelle, qui se retrécit, chacun se serre de plus en plus.
L'homme a peur d'être. Alors, il a.
Il entasse puis s'entasse.
L'homme a peur d'être. Alors, il se construit des envies pour se les censurer aussitôt.
Change your dreams.

L'homme jette une tente Quechua sous un pont et se planque dedans, avec ses pâtes pour la vie et son cercueil à crédit.
Mort à crédit.
La vie comme remboursement d'un Dieu fainéant.
Change your words.

Dans un bar à tapas, la femme ne comprend pas pourquoi Louis Ferdinand s'est tatoué un prénom de fille.
Elle zone au milieu des ombres, jetant son maquillage sur ses lèvres et soufflant sur les flics de la plaine, quasiment asthmatiques.
Change your képi.

A la passerelle, l'homme ressemble vraiment à David Bowie.
Ca s'invente pas, ça se vit. La question du sosie.
Change your face.

A l'équitable café, le jeune homme tente une percée horizontale du pouvoir.
Ca se fait pas de gueuler contre les vieux lions.
Don't change the truth.

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