les nouvelles aventures de Bob Dainar par Anne-Florence Lièvremont

Publié le par L'Œil du Pharynx

Quarantenaire comico-dépressive depuis peu (nous parlons z'ici du premier mot de la phrase !), Anne-Flo Lièvremont a oeuvré 7 années dans le PAF avant de, POUF, arriver dans les PO (et épousailler un catalan). Là, elle s'use la couane au cabinet d'un homme politique du cru (notez bien qu'elle ne crache pas dans la soupe, elle s'y est AUSSI régalé) puis, après un passage éclair, ZIM, à Montpellier, elle est revenue depuis une année, YEAH, à Perpignan où elle travaille comme rédactrice dans la publicité/communication.

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  « Ce n'est pas parce qu'un problème n'a pas été résolu qu'il est impossible à résoudre. » Agatha Christie in Le mystérieux Mr Quinn

- - Monsieur Bob, je crois que vous êtes dans votre avion là-haut ? (N’oubliez pas de teutonner de l’accent en lisant les interventions d’Argatha Crispies sinon, hum, c’est moins drôle !) 

Étant donné qu’il était toujours collé à sa chaise derrière son burlingue et non dans les cieux - encore moins en avion lui qui en avait une phobie péniblement ancrée dans son cerveau et contre laquelle il avait lutté à coups de barbe à mine dans la chetron dès qu’il avait dû partir à l’étranger – cette phrase le fit revenir complètement dans la réalité de son face à face avec la sculpturale Argatha…En prononçant le prénom de sa très potentielle cliente – et maîtresse (Bob a de la suite dans les idées, vous en conviendrez aisément en lisant l’épisode suivant celui-ci, vas-y Gégé !) - il se frappa bruyamment au front, ce qui ne manqua pas de faire sursauter la jeune femme qui ne s’était toujours pas assise.

Mais oui, c’était soudain d’une évidence cosmique : le « r » d’Argatha » venait de cette gutturale expression allemande « ACH » ! Comment n’y avait-il pas songé plus tôt ?! Une goutte de sueur vint se loger malicieusement entre la peau du dessus de son nez et le bout des poils de son mono sourcils (Bob avait cessé de s’épiler la taroupe en hommage à son fixeur de l’époque - Manu Tchaïne - mort au combat en Irak)signe indiscutable chez Bob d’un instant d’angoisse engendré par une faiblesse momentanée de son esprit d’ordinaire si alerte (à Malibu, je sais, c’est pitoyable, mais je n’ai pu m’en empêcher).

Il se souleva très lentement de sa chaise, le regard rivé sur les seins de la jeune femme avec qui (Argatha et non ses seins… Quoique…) il souhaitait maintenant avoir une franche conversation quant à l’origine de son foutu prénom. Il faut toujours de chez toujours commencer par le commencement avant de se lancer dans une enquête, une mission, un dossier de presse ou que sais-je encore ! Un prénom resté mystérieux pouvait tout aussi bien faire capoter, aussi brillamment que Truman, les événements futurs… Une fois sa lente ascension vers le plafond achevée, il ouvrit la bouche pour en finir une bonne fois pour toute avec ce mystère et, pour se faire, il se saisit de son paquet de boules de gomme. Vide !?!?!?

-       - JAAAAAAANE !!! Hurla-t-il, ce qui eut pour premier effet de faire s’asseoir la teutonne illico prestum (un peu de latin au milieu d’un polar, ça ne fait jamais de mal).

La porte s’ouvrit dans un grincement qui n’était pas sans rappeler à Argatha le bruit émis par le sommier de ses parents lorsque son père jugeait bon de redonner un peu de féminité à sa mère.

-       - Oui Monsieur, vous savez que vous pouvez tout me demander, susurra Jane qui savait fort bien manier la susuritude (comme dirait copine Ségoulaine Canin) lorsque son patron avait les câbles qui se touchent.

-       - MON PAQUET DE BOULES DE GOMME EST VIIIIIIIIIIIIIIDE !!

Jane entra tout à fait dans la pièce, se dirigea d’un pas chaloupé (histoire de montrer à la frisouillée qui c’était la patronne ici bordel !) vers l’armoire en teck, l’ouvrit tout en faisant crisser sur le bois ses ongles impeccablement manucurés et en sortit un paquet entier + 20% de produit en plus de boules de gomme. Elle se retourna vers Bob et lui tendit sa drogue number ouane en le fixant d’une bien curieuse façon. Bob sentit le calme revenir entre ses neurones et son envie fulgurante de culbuter Jane réapparaître entre ses cojones (on est proche de l’Espagne ou on ne l’est pas !).

-       - Jane, vous êtes un ange…

-       - Non Monsieur, je suis VOTRE ange, corrigea-t-elle avant de s’éclipser certaine d’avoir dégagé pour de bon la Morlaine Diemilich de la liste potentielle de troussage de porte-jarretelles de son boss adoré.

Argatha avait suivi tout le manège de Jane avec un intérêt avide et non feint pour la simple et bonne raison que celle-ci était tout à fait à son goût, et plus encore. D’ailleurs, sa culotte de dentelle noire qui rendait sa croupe fine et féline portait à présent les stigmates d’une excitation sexuelle à laquelle elle n’avait plus eu droit depuis de longs mois… de très et trop longs mois.

Argatha étendit ses jambes vers l’avant pour resserrer son sexe entre ses cuisses charnues et augmenter l’intensité des palpitations de sa chatte prête à miauler de contentement. Elle se serait volontiers laissé aller à glisser quelques uns de ses doigts entre ses lèvres gonflées comme une brioche au beurre à mi-cuisson, mais hélas, elle sentait bien que l’homme qu’elle était venu voir aurait pris cela pour un encouragement à lui grimper dessus ce qui lui soulevait le cœur qu’elle avait pourtant sur la main si l’on en croit ses amies proches.

-       - « Ach », j’ai compris, mais « gatha », vous pourriez au moins me donner un indice, non ? dit Bob Dainar en faisant plisser ses pattes d’oies que certaines de ses anciennes – mais néanmoins reconnaissantes - conquêtes affirmaient trouver « irrésistibles ».

Argatha sourit à peine, juste de quoi laisser subodorer un alignement de dents aussi blanches que parfaites.

-       - Gatha, Monsieur Dainar, désigne dans le Bouddhisme une poésie en vers, un hymne…

-       - Hum, c’est plus qu’un indice ce que vous me dites là ma belle, ajouta le mercenaire, bien certain qu’avant la fin de sa mission l’Achpoésiehymnesque le chevaucherait telle la Walkyrie au sommet de son art.

Cette pensée le laissa rêveur environ une seconde et quarante-cinq centième, tempo durant lequel, sans s’en rendre compte, il baissa la garde de sa vigilance pourtant notoire. Une détonation fut pour ses pupilles ce que l’œuf ou la patate chaude et bouillie est à la rupture du jeun. Argatha Crispies n’était plus dans sa chaise ; elle était allée rejoindre le mur de biais par rapport au bureau de Bob, propulsée par la force de l’impact. Un trou béant dans sa poitrine (hélas, trois fois hélas se dit Bob à cette vision de protubérance mammaire éradiquée de la surface de sa cliente) permettait de voir que la tapisserie aurait eu bien besoin d’être rafraîchie et ce bien avant le « punaisement » de la teutonne sur ses terres ! Jane ouvrit la porte et ne hurla même pas (Moi Jane, Toi Bob !) ; elle se contenta de jeter sa veste à son patron alors que celui-ci se ruait vers les escaliers pour tenter de rattraper celui – ou celle – qui avait fait le coup…

  À SUIVRE…

Publié dans BOB DAINAR

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marionette 01/07/2011 17:40


Laflote ?
bravo pour le billet !
marionette


agathe sans r 27/08/2010 10:27


Les boobs se tenaient trop à distance de Bob pour être sauvés ? Les 20 % de boules de gomme ingurgitées avant auraient pu éviter ce meurtre ?

J'adore !


Thomas 25/08/2010 13:10


Excellentissime.